dimanche 29 novembre 2020

CONFÉRENCE DÉBAT ZOOM AVEC JEAN CLAUDE POLACK AUTOUR DE SON LIVRE SAMEDI 5 DÉCEMBRE 2020

 

INSCRIPTION EN ENVOYANT UN MAIL A : patrick.chemla3@gmail.com

Jean-Claude POLACK

Politique(s) de l'inconscient

Essais pour une métapsychanalyse


Tout au long du XXe siècle, le concept d’Inconscient créé par Freud questionne, au-delà de sa portée philosophique, une multitude de disciplines (psychologie et psychiatrie, sociologie, histoire, économie, ethnographie, anthropologie, etc). Il hante aussi les arts et la littérature.

D’importantes étapes théoriques (Freud, Lacan, Deleuze et Guattari) gravitent autour de la question de la Folie. Très tôt, la thématique de la sexualité, initialement familiale, va s’élargir vers celle des rapports des humains au désir, à l’amour et la mort, aux croyances et religions, aux plaisirs et contraintes de la vie sociale. Les constructions d’une subjectivité  inconsciente vont  progressivement rejoindre les aliénations socio-économiques concrètes du Capitalisme, dans le sillage des théories de Marx.

Le livre décrit quelques-unes de ces expériences, inventions et institutions. Il dresse le portrait des théoriciens, écrivains et artistes qui en ont été les auteurs, promoteurs ou critiques. Il insiste sur le contexte historique des guerres de libération coloniales, des « totalitarismes », de l’implosion désastreuse des projets révolutionnaires et, plus près de nous, des menaces mondiales des fondamentalistes religieux.

Les  facettes multiples de l’essai explorent les processus de domination ou de résistance qui agencent la production des subjectivités, les politiques répressives ou émancipatrices d’un Inconscient dans  son temps.

DANS LA COLLECTION

Des Travaux et des Jours

A propos de l'auteur

Étudiant en médecine et syndicaliste à l’UNEF durant la guerre d’Algérie, puis interne des hôpitaux psychiatriques de Paris, Jean-Claude Polack a rejoint en 1964 Jean Oury et Felix Guattari dans la clinique de psychothérapie institutionnelle de la Borde. Revenu à Paris en 1976, il y anime une association de Patients (Trames) et leur journal (Fou de vous). Depuis 1978, il travaille dans un  collectif de psychiatres et psychanalystes. Il est directeur de Chimères, revue des Schizoanalyses fondée en 1987, maintenant éditée par érès.

Liberté de penser, de circuler, de débattre Pierre Delion Novembre 2020

 

Liberté de penser, de circuler, de débattre

Pierre Delion

Novembre 2020

 

Le vote de la loi sur la liberté de la presse met en évidence les difficultés que rencontre le pouvoir actuel dans son rapport avec les libertés en général, sous le prétexte de la protection des personnes, en l’occurrence, ici des forces de l’ordre. Or, s’il est un pouvoir, le quatrième, qui conditionne les libertés, c’est bien celui de la presse.

En effet, l’information des citoyens est consubstantielle à la démocratie, car, sans un éclairage le plus objectif possible sur les grands évènements du monde, sur les accidents de l’histoire, mais également sur les faits qui émaillent nos vies quotidiennes, la capacité de jugement de chacun ne peut s’exercer librement, et dans ce cas, les mécanismes authentiques de la représentativité ne sont plus opérants. Or, les journalistes et tous ceux qui participent peu ou prou à notre information citoyenne, sont les garants de ce processus fondamental. S’ils ne sont plus libres de penser, de circuler et de débattre, les informations qu’ils rapportent deviennent de facto tronquées, incomplètes, partielles puis partiales. Il est donc de la plus grande importance de garantir ces droits pour que nous puissions nous forger des opinions sur l’avancement du monde. Il est même étonnant que des responsables politiques de haut niveau, tels qu’un ministre de l’Intérieur se voit rappeler de telles évidences. Mais si j’insiste sur ces valeurs, ce n’est pas pour en tirer un quelconque discours moralisateur, plutôt pour redire que cette position de défense absolue de ces libertés fondamentales n’est pas facile à assumer, et qu’elle peut nous coûter quelques déboires.

Pour avoir personnellement vécu une expérience douloureuse dans ce domaine, l’enregistrement de mon point de vue sur autisme et psychanalyse, tronqué par la suite à des fins partisanes par une vidéaste agissant selon les méthodes de Leni Riefenstahl, mais sans en avoir le talent, j’avais personnellement choisi de ne pas porter plainte contre elle, précisément en raison de la liberté de la presse, considérant qu’au delà de la malhonnêteté intellectuelle de la soi disant documentariste, je n’avais pas, et je l’ai regretté ensuite, pris les précautions suffisantes pour préserver cet enregistrement de toute manipulation, fût-elle perverse. D’ailleurs, ceux qui, parmi nous avaient décidé de le faire, ont perdu leur procès. Je ne m’en réjouis pas, loin s’en faut, car si la liberté de la presse est sacrée, la perversion elle, aurait due être épinglée, mais cet épisode douloureux m’a permis de comprendre le rôle fondamental de ceux qui sont chargés de notre information dans un pays démocratique : soit ils utilisent la liberté de la presse pour fabriquer des désinformations répondant à leurs visées, dans une sorte d’hystérisation idéologique des points de vue empêchant tout débat démocratique digne de ce nom, soit ils s’appuient sur elle pour informer nos concitoyens de la réalité de ce qui se passe, en prenant des risques calculés, qui sont à l’honneur de la profession de journaliste, et en nous proposant à partir de leur enquête une réflexion basée sur des faits avérés.

Bien sûr, tous les citoyens doivent être protégés par l’Etat et ses représentants, tant qu’ils se comportent conformément aux lois en vigueur, mais protéger les policiers et les gendarmes de ce qu’ils peuvent accomplir-en réalité- dans l’exercice de leurs fonctions, revient à accepter que certains acteurs de notre vie démocratique seraient protégés quand d’autres, les soignants, les enseignants, les reclus, ne le sont pas suffisamment. Or cette exception n’est pas envisageable dans un Etat de droit. L’histoire choquante de ce producteur de musique tabassé et accusé à tort par quelques policiers ces derniers jours vient dire à quel point la liberté peut être menacée dans notre « démocratie », de l’intérieur même du corps de ceux qui sont censés la défendre.

Mais voilà, sommes-nous bien encore dans un Etat dans lequel le droit est un bien commun qui garantit le respect de l’égalité devant la loi ? Sommes-nous d’ailleurs toujours en démocratie, où ne sommes-nous pas en train de passer « sans autre forme de procès » à une société post-démocratique dans laquelle, le droit fonctionnerait pour certains et pas pour d’autres ?

S’agissant de la liberté de penser, au sein même de notre Education Nationale, n’a-t-il pas été question de retirer du programme des références fondamentales telles que Marx et Freud  de la réflexion philosophique d’aujourd’hui ? A quand Darwin pour ne pas fâcher ceux qui sont opposés à la théorie de l’évolution ?

Si je prends un exemple que je connais mieux en raison de mon expérience professionnelle, celui de l’autisme infantile, je mesure que dans ce domaine, ce n’est pas le droit qui prévaut depuis longtemps déjà, mais la loi du plus fort. En effet, les textes que les décideurs appliquent avec une rigueur implacable, sont le résultat de groupes de pression qui ont obtenu par leur lobbying efficace des modifications radicales dans la politique en faveur de l’autisme en France. Si dans ces textes à valeur officielle, un grand nombre d’éléments sont très utiles pour les personnes autistes, et nous nous sommes réjouis de les voir énoncés clairement comme nous le souhaitions depuis longtemps (précocité des interventions, travail avec les parents et la fratrie, augmentation des places dévolues à la prise en charge…), en revanche, l’éviction de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle, -sans compter celle de la pratique du packing-, a été « officialisée » par la Haute Autorité de Santé, non pas à la suite d’études scientifiques objectives permettant de tirer des conclusions claires sur telle ou telle pratique, mais en raison de « l’absence de consensus sur le sujet ». C’est donc dire que ce sont les plus forts qui ont gagné.

A partir de cet événement de 2012, les politiques-de droite comme de gauche-, ont entrepris d’appliquer les consignes de l’HAS de façon drastique, en organisant une véritable chasse aux sorcières, traquant les pratiques pouvant relever de la psychanalyse, interdisant les livres suspects d’inspiration psychanalytique dans les centres de documentations des Centres Ressources Autisme, refusant les remboursements des formations comportant le moindre soupçon de psychopathologie aux équipes désireuses d’ouvrir leurs connaissances à des champs diversifiés. Une Agence Régionale de Santé, celle de Nouvelle Aquitaine, a, sous l’influence d’un directeur adjoint en conflit d’intérêt avec ses missions, entrepris de désorganiser totalement le fonctionnement des CMPP pour en faire des plateformes au service exclusif des troubles du neuro-développement[1]. Un groupe de députés, mené par un tandem droite-gauche, a même tenté de faire interdire l’enseignement de la psychanalyse à l’Université. Heureusement, la chambre des députés a vivement réagi pour empêcher cette absence de discernement très inquiétante venant de responsables politiques.

En ce qui concerne la psychiatrie en général, je pourrais parler longtemps de la régression des conditions de soins des malades mentaux avec une croissance exponentielle des contentions, des services fermés, des prescriptions médicamenteuses sans accompagnement psychothérapique, venant témoigner d’une invalidation progressive de la liberté de circuler. Des soignants de psychiatrie ont essayé d’alerter, trop souvent en vain, les autorités de tutelles des manques considérables de moyens en personnes pour traiter dignement ces pathologies complexes. Des grèves ont été menées, parfois au péril de leur vie, par des soignants, des manifestations ont été organisées, des rapports ont été rédigés. Mais les seules réponses consenties portent sur l’attente d’un avenir meilleur, celui qui verra advenir les marqueurs biologiques de la schizophrénie et de l’autisme, et les fantasmes de voir enfin résoudre ces problèmes complexes par le miracle d’une molécule ou l’effort d’une éducation thérapeutique inspirée le plus souvent de la méthode Coué.

Pour ce qui est de l’enseignement, à l’occasion de la décapitation atroce de Samuel Paty, nos concitoyens se sont offusqués de l’intolérance des fondamentalistes islamistes responsables de tels actes de haine, répandus partout sur nos réseaux sociaux. Et nos dirigeants ont entonné des airs martiaux condamnant ces contempteurs de nos libertés chéries.

Bien sûr, il n’y a pas de mort à déplorer parmi les professionnels qui continuent de défendre, non pas l’exclusivité de la psychanalyse, mais son intérêt parmi d’autres dans les approches compréhensives et humanistes de la psychopathologie « transférentielle », y compris avec les personnes autistes si elles le souhaitent. Mais la liberté de penser serait-elle de nature différente lorsque l’on parle de la possibilité de publier des caricatures d’un prophète et lorsque l’on évoque Freud et ses successeurs ? Pourquoi faudrait-il défendre la position des premiers et condamner les deuxièmes au bûcher ?

Dans notre pays, l’Etat était érigé en puissance au dessus des points de vue contradictoires pour assurer une continuité dans les politiques publiques. C’est ainsi que les lois et règlementations sur la psychiatrie de secteur avaient été pensées et édictées. Certains pensaient que la psychiatrie devait se conformer à telle théorie, tandis que d’autres à telle autre théorie. La psychiatrie de secteur proposait une organisation sans préjuger du contenu des interventions, libres à ceux qui l’appliquaient de construire des compromis pour mener à bien les missions imparties. C’est dans cette possibilité d’ouverture que les neurosciences pouvaient parfaitement s’articuler avec la psychopathologie transférentielle. Mais l’Etat, quittant ses responsabilités supérieures, et laissant tomber les praticiens du service public, a préféré s’adonner à une démagogie coupable de ce qui arrive aujourd’hui, la « mise sur le marché » de pseudo-lois au service de lobbies partisans, aboutissant à des clivages délétères pour les objectifs poursuivis.

Bien sûr, parmi les représentants élus il existe beaucoup de personnes qui prônent la liberté de penser, de circuler et de débattre.

Bien sûr, parmi les hauts fonctionnaires chargés de mettre en œuvre les politiques définies par les élus du peuple, il existe de nombreuses personnes qui s’engagent dans la défense des valeurs communes.

Bien sûr, parmi les acteurs de la société civile, figurent des citoyens qui militent pour que les conditions de vie de chacun soient sans cesse améliorées.

Mais malgré tous ces témoins vivants et actifs du tissu démocratique, les intrusions sous marines des lobbies hostiles à la pérennité des services publics viennent saper les mécanismes du paysage démocratique, inversant les rapports de forces en faveur de l’entropie pseudoscientifique et technobureaucratique en venant diminuer progressivement nos libertés de penser, de circuler et de débattre.

Sans liberté de penser, pas de créativité. Sans liberté de circuler, pas de découvertes de nouveaux pans de la connaissance. Sans liberté de débattre conflictuellement, pas de démocratie.

Nous sommes actuellement en train de dériver vers un tel paysage de désolation. Bientôt les forces, notamment quelques associations de familles porteuses de doctrines très antipsychiatriques, qui ont participé au lobbying déjà évoqué et fait basculer ces régulations articulées au bien commun, se rendront compte qu’elles « se sont fait avoir » par ceux qui leur promettaient monts et merveilles, et que leurs attentes ont été trompées.

Alors il sera trop tard pour reconstruire un service public, qui, avec ses défauts inhérents à toute institution humaine, a, « quoiqu’il en coûte », la mission d’accueillir et de soigner tous ceux qui se présentent à lui. La santé sera aux mains d’organismes privés à but lucratif qui ne se soucient pas vraiment de la misère du monde…



[1] A l’instant où je rédige ce texte, nous venons d’apprendre que, suite à une interpellation du gouvernement par le courageux député Hammouche, le ministre de la santé s’est désolidarisé de telles pratiques quasi-fascistes.


vendredi 27 novembre 2020

XVIIèmes Rencontres de la CRIÉE au Centre des Congrès de Reims L'ENGAGEMENT DANS L'ESPACE DE LA RENCONTRE TRANSFÉRENTIELLE


Nouvelles dates : 01 et 02 Octobre 2021


Bonjour à toutes et à tous,


Les XVIIèmes Rencontres de La CRIEE « L'engagement dans l'espace de la rencontre transférentielle » qui devaient se tenir les 15 et 16 mai 2020 au Centre des Congrès de Reims seront reportées aux 01 et 02 octobre 2021.
Comme chacun sait, nous sommes frappés par cette épidémie qui nous a d'abord sidérés puis bouleversés dans notre rapport au quotidien et aux soins.
Nombre d'entre nous sont engagés dans le soutien matériel et psychique aux patients, et le transfert institutionnel est sans cesse à relancer pendant cette période assez catastrophique.
Nous sommes donc contraints de reporter ces Rencontres 2020 pour 2021 et nous rembourserons tous ceux qui s'étaient déjà inscrits.
Nous aurons à intégrer les enjeux éthiques, politiques et cliniques de ce moment que nous sommes en train de traverser.

Bon courage à toutes et à tous en ces temps difficiles,

Docteur P. CHEMLA
Président de La CRIEE









XVIIèmes Rencontres de la CRIEE
Psychiatrie, Psychanalyse, Psychothérapie Institutionnelle

01 et 02 Octobre 2021
 Centre des Congrès de Reims

L'ENGAGEMENT DANS L'ESPACE DE LA RENCONTRE TRANSFÉRENTIELLE



L’enjeu de la rencontre transférentielle dans la psychose, mais aussi dans d’autres configurations cliniques, insiste sur le registre de « l’image inconsciente du corps ». Le travail inaugural de Gisela Pankow, sa conception d’un « phantasme » à faire surgir dans la cure comme structure générative de la capacité à fantasmer, constitue un point d’appui essentiel pour que le sujet puisse accéder à un espace imaginaire. Ce qui reste problématique et difficilement transmissible concernerait la capacité de chaque thérapeute, de chaque soignant  à « entrer dans la danse » (Davoine) et à s’y tenir debout. Pankow parle fort justement de « descente aux enfers » à propos de cette « approche du dedans », et donc du partage de zones de catastrophe, voire des « aires de mort » psychiques évoquées par Benedetti. Le thérapeute, le soignant, s’y risque, avec son corps et son « être au monde », en se rendant compte de la faiblesse de l’appui sur une « pensée héritée »(Castoriadis). Miser sur le désir inconscient suppose sans doute une sorte d’acte de foi laïque dans l’inconscient, et la possibilité de produire une première forme, une gestaltung, « forme formante » génératrice de l’espace à construire, et peut-être d’une historicité pour « le sujet potentiel » qui surgirait dans le transfert. Il faudrait insister également sur la théorisation nécessaire pour chaque thérapeute, chaque soignant, qui s’inscrit sur les traces de ceux qui l’ont précédé, tout en réinventant « une boite à outils métapsychologique » personnelle, évoluant tout au long de sa vie. 
Quel serait le ressort intime de l’énergie nécessaire pour supporter de telles traversées au long cours ? 
Le Collectif pourrait-il constituer un point d’appui qui permette à ceux qui en ont le désir de s’avancer tout en s’étayant sur des constructions institutionnelles suffisamment solides, mais également malléables autant que nécessaire ? 
Cette malléabilité serait en relation intime avec « l’aire de jeu » dégagée par Winnicott, matrice de toute la créativité ultérieure dans la psychanalyse, la psychiatrie, mais aussi les œuvres d’art qui en témoignent dans la Culture. Or nous savons par expérience que cette créativité peut être entravée, empêchée par des forces hostiles au désir, que nous pouvons mettre en rapport avec la pulsion de mort dans son versant d’anéantissement. Remarquons la coalescence actuelle entre ces forces de mort et l’emprise économique et idéologique des politiques néolibérales. Dès lors l’engagement dans le transfert s’intriquera nécessairement avec une prise de position politique. C’est l’enjeu des « pratiques altératrices » (Dardot), qui nous permettent de rester vivants dans nos institutions afin d’éviter qu’elles ne se transforment en nécropoles. Autant dire que l’analyse institutionnelle permanente, qui suppose elle-même une énergie considérable, va engendrer des turbulences. 
Travail indispensable pour un « désir travaillé » et la possibilité d’un « horizon d’attente », orienté également par la réalité de l’aliénation sociale et politique.
                                                           Patrick CHEMLA


Tolten ponctuera les Rencontres par des interventions poétiques



PROGRAMME DES RENCONTRES


Vendredi   de 9h00 à 13h00

PRESIDENT : Gérard RODRIGUEZ
DISCUTANTE : Aurore LE NAIL
INTERVENANTS :
            Pascal CRETE : Le travail institutionnel à l’ère de la désinstitutionnalisation
         Loriane BELLAHSEN : Le corps et ses raisons
         Pierre DELION : Continuons le combat institutionnel 
         Mary DORSAN : Méthode




Vendredi de 14h30 à 18h00

6 ateliers
Atelier 1 : CLINIQUE

ANIMATEUR : Thérèse ZAMPAGLIONE
Régulateur du temps : Clarisse MILCENT
INTERVENANTS :
-       Yacine AMHIS, Anne DEROO et Anne-Gaëlle LAUDELOUX : Elie, sur le fil 
-       Corinne DOUENEL et Amélie DIMECH : Ne pas perdre le Nord
-       Nathalie AZAM : « Le CORPS-PASSERELLE du comédien-intervenant » : la scène comme espace de soin partagé 
-        Pierre KAMMERER : Fécondité d’un amour de transfert 



Atelier 2 : CLINIQUE

ANIMATRICE : Géraldine Delcambre
Régulateur du temps : Emilie CAZIN
INTERVENANTS :
-       Alain ABRIEU, Hamid Soltani et Marie Claude Taliana : Il était une voix…
-       Virginie PERILHOU et Jérome COSTES : Service fermé pour cause de séjour
-       Sarah COLIN et Anne-Line FOURNIER : Accompagner à plusieurs la relation parents enfants…



Atelier 3 : CLINIQUE ET TRANSMISSION

ANIMATRICE : Pascale HASSOUN
Régulateur du temps : Théodore MYSTAKELIS

INTERVENANTS :

-       Faïka MEDJAHED et Sabrina BOUCHAIR : Du sens dans le non- sens, expérience d’un groupe de travail analytique algérien
-       Kathy SAADA et Okba NATAHI : Transmettre et problématiser les apports de la psychanalyse : une expérience singulière en Tunisie
-       Patrick BELAMICH : Transmission et institution
-       Anna PARE ANASTASIADOU : Semailles


Atelier 4 : CLINIQUE ET POLITIQUE 

ANIMATEUR : Serge Klopp
Régulateur du temps : Fanny REBUFFAT

INTERVENANTS :
-       Lise GAIGNARD : « La hiérarchie n’a aucun pouvoir thérapeutique » (Hélène Chaigneau)
-       Matthieu BRAUN et Margot PAOLUCCI : Business is business : tu coches et t’encaisses
-       Céline PASCUAL-VIDAL et CMPA Florac : De-ci, de-là

  Atelier 5 : CLINIQUE ET CREATION
ANIMATEUR : Thierry DELCOURT
Régulateur du temps : Elisa DURIS
INTERVENANTS :
-       Anna ANGELOPOULOS, Corinne CHEMIN et Guillaume ALEMANY : L’atelier conte et les métamorphoses de l’homme normal 
-       Laurence MARCHAND : Politique TRANS
-      Christophe BOULANGER : Art brut et invention d’espaces


Atelier 6 : SINGULIER ET COLLECTIF

ANIMATEUR : Laure THIERION
Régulateur du temps : Christophe PONSARD
INTERVENANTS :
-       Leïla LEMAIRE et Joris DE BISSCHOP : Entre le faire et l’agir :la fabrique de bords
-       Christelle GUILLEMIN : Création collective et mise en Je(u) 
-      Benjamin ROYER : De la fonction club dans les psychothérapies. Et une cafetière réinventera la démocratie 



Samedi de 9h00 à 13h00
Matinée ouverte à tout public

Situations des pratiques altératrices


ANIMATEURS : Mathieu BELLAHSEN et Delphine GLACHANT (Printemps de la psychiatrie)


9h00 : TABLE RONDE

PSY-CAUSENT, HUMAPSY, TRUC, Section locale de l’UNAFAM, AMPI, FIAC, USP,  CNP CGT, SNPP, Collectif 39 Enfance…

Avec Patrick Estrade, Alain Abrieu, Madeleine Alapetite, Philippe Burgaud (sous réserve), Thierry Delcourt, Philippe Bichon, Serge Klopp, Sandrine Deloche 

11H30 : Simone MOLINA : Le Point de Capiton, un « espace potentiel »pour la psychanalyse


12h00 : Pierre DARDOT : Quelle démocratie ?        





Samedi de 14h30 à 18h00

PRESIDENT : Yacine AMHIS

DISCUTANT : Annie TOPALOV

INTERVENANTS :
         
-       Patrick CHEMLA : «Le dur désir de durer » (Paul Eluard
-       Christophe CHAPEROT : Schizophrénie et plongée dans le transfert inversé
-       Françoise DAVOINE : Les séminaires de Jean-Max Gaudillière sur « folie et lien social » à l’EHESS







En cas de difficulté, vous pouvez contacter la Criée par mail 

(Sabrina Chibani : g04.extra@epsm-marne.fr) ou par 

téléphone (Christine Chemla : 0631717657). 

   

dimanche 27 septembre 2020

Mary Dorsan "Quand la souffrance d’une professionnelle ne trouve pas d’issu"

 

https://blogs.mediapart.fr/lien-social/blog/030820/quand-la-souffrance-d-une-professionnelle-ne-trouve-pas-d-issue 

"Quand la souffrance d’une professionnelle ne trouve pas d’issue"

Chargés de l'accompagnement des plus fragiles, il arrive que les travailleurs sociaux soit submergés par leur mission ... au point de ne pas y survivre. Au-delà de sa tétanisation, une collègue de cette professionnelle a voulu dire son émotion et sa colère, pour que ce dramatique évènement ne sombre pas dans l'oubli

Je participe à l'animation de permanence à une bourse du travail une semaine sur deux, le soir, de 18h à 20h: on y reçoit surtout des travailleurs sociaux (jamais des infirmières, une seule fois quelqu'un du public): beaucoup vont très mal... et leur état m'a inquiété... 

Voici donc un témoignage qui m'a parlé... je reconnais les questions... je les ai déjà entendues...

Mary Dorsan

Livre "L'imaginaire dans la clinique " Patrick Chemla

L'imaginaire dans la clinique

Patrick CHEMLA

L'imaginaire dans la clinique

Psychiatrie, psychanalyse, psychothérapie institutionnelle


Avec la participation de Salomé AKRICHAnna ANGELOPOULOSAnna BARLATIERLoriane BELLAHSEN Voir plus [+]

La réalité clinique et institutionnelle, et ses difficultés actuelles, ont conduit les auteurs à relire plusieurs séminaires de Jean Oury, mais aussi à revisiter la catégorie de l’imaginaire à partir de l’élaboration de Cornelius Castoriadis. Là où Lacan mettait le symbolique, puis le Réel, au cœur de la problématique du sujet, Castoriadis place l’imaginaire radical – à entendre dans ses deux acceptions : à la racine du sujet, mais aussi dans son inscription dans les « productions imaginaires du social-historique » –, une manière pour lui de se détacher très tôt du structuralisme, de tout déterminisme, et de ce qu’il appelle « la pensée héritée ».

À partir de cet ancrage théorique et politique, les auteurs explorent les pistes offertes par leur clinique des psychoses et des états limites, attentive à la narrativité, aux productions plastiques des patients, à leur accès à l’espace imaginaire… Ils insistent sur la nécessité actuelle de repenser leur pratique clinique et institutionnelle en prise avec une « nouvelle raison du monde » néolibérale qui engendre une vision réifiée des sujets en souffrance, et promeut un imaginaire comptable, marchand, où chacun se trouve mis en concurrence avec tous.


https://www.editions-eres.com/ouvrage/4604/limaginaire-dans-la-clinique

dimanche 24 novembre 2019

France culture Saint Alban Lieu d'hospitalité

L’émission est je trouve de très bonne qualité racontant l’histoire au travers de témoignages sonores et l’actualité de la PI.
Une très belle conclusion ouverte sur l’actuel que je vous laisse découvrir ...

P.Chemla

dimanche 3 novembre 2019

Y a-t-il quelqu’un sous le TDAH ? Robert Pelletier, psychanalyste, psychologue,

Y a-t-il quelqu’un sous le TDAH ?

Jeudi, 24 octobre 2019, 10h00, magazine radiophonique Pénélope de Radio-Canada, une belle unanimité semble se créer autour du thème central de l’émission, le TDAH. Tout y est : tableau
clinique principal, diagnostics différentiels, comorbidité, traitements, qui consulter, validité et fiabilité des outils d’évaluation, spécificité et sensibilité de ces mêmes outils. L’enfant, l’adulte TDAH est sous observation, objet de la science objectivante, des données probantes, des meilleures pratiques. Un seul absent au débat, l’oublié de cette table consensuelle : le sujet, le sujet qui habite ce corps d’enfant dit TDAH, d’adulte dit TDAH, ce qui parle dans ce corps. On ne l’a pas entendu trop occupés à le regarder, l’ausculter, en scanner le cerveau, comptabiliser les
signes d’agitation, d’impulsivité, d’hyperactivité, d’inattention ; on a oublié de l’écouter, de l’entendre parler, de prendre acte de ce qu’il aurait à en dire de ces manifestations qui agitent son corps et son esprit. On l’a oublié derrière le tableau clinique construit avec des instruments d’évaluation dont on a omis de préciser dans quel registre ils « faisaient voir » du réel. Or cette question du régime épistémique est centrale et n’est que très rarement soulevée dans l’abord de la souffrance psychique par la psychiatrie et par la psychologie. On prend pour acquis, comme vérités vraies, que ce que ces disciplines scientifiques décrivent et théorisent est le
reflet du réel objectif. Or ce régime de la science objectivante et des données probabilistes est-il légitimé à se prétendre dire le vrai ? On peut essayer d’y voir plus clair.

La question soulevée pourrait être ainsi formulée : un instrument diagnostique, tels le DSM ou tout autres échelles de mesure du TDAH, révèle-t-il une réelle psychopathologie naturelle, la met-il à jour, la constate-t-il, ou bien cette psychopathologie est-elle une construction obtenue par addition jusqu’au seuil requis de certains comportements et attitudes observés et malaises exprimés, divers et épars, i.e. sans règles d’arrangement naturelles ? Le TDAH est-il une entité naturelle, comme le serait une maladie organique, ou le construit d’un instrument d’évaluation réduisant le sujet diagnostiqué à n’être que la somme de signes et symptômes associés au dit TDAH ? Une réflexion autour de cette question n’est pas sans effet quant à l’éthique qui guidera la suite thérapeutique : un trouble, un syndrome à éradiquer, à abraser, à gommer, ou une souffrance à entendre ?

Le réalisme objectif soutient qu’un instrument diagnostique met à jour une réalité réelle, une entité naturelle, ayant son essence caractéristique, indépendante de la mesure elle-même. Le réalisme scientifique est donc cette position épistémique selon laquelle le monde décrit par la science est le monde réel tel qu’il est vraiment indépendamment de nos représentations, de nos conceptions, de nos théories, de nos catégories mentales et dont les instruments de mesure ne feraient que prendre acte. Ce réel serait soumis à des lois que la science découvre, contiendrait des entités naturelles que la recherche cerne et décrit comme, par exemple, les entités psychopathologiques. Nos mesures diagnostiques seraient donc une copie mathématisée, quantifiée, structurée symboliquement de ce réel, donc indépendantes des faits de culture,
permanentes dans le temps et l’espace. Le TDAH serait ainsi une étiquette donnée à une mesure révélant une entité naturelle (un trouble neurodéveloppemental) ayant son essence propre. 
Une autre posture épistémique serait celle du constructivisme fondé sur un opérationnalisme méthodologique. Cette position soutient que les observations faites pour tenter de saisir le réel relèvent d’opérations concrètes de mesure, que ces mesures dépendent donc de la nature même de l’instrument utilisé et de l’interprétation qu’en fait la personne humaine avec les catégories mentales qui sont les siennes, de sorte que ce n’est jamais le réel en soi qui est
atteint puisque ce dernier est filtré, voilé d’emblée par la nature de ces mesures et par l’interprétation subjective humaine. Les instruments diagnostiques construiraient donc la réalité, ne la révéleraient pas. Un TDAH n’aurait pas d’essence en soi. Le TDAH serait la mesure elle-même, un hyperonyme oblitérant le sujet sous l’acronyme.

Il y a donc une nuance à introduire entre réel et réalité. Le réel, c’est ce qui est. Il est sans lois, sans bien ni mal, sans normalité ni anormalité, sans pathologique. Il est, c’est tout. La réalité
pathologique, c’est ce qui est construit par nos instruments de mesure, par nos pensées, notre culture, nos catégories mentales, bref par le symbolique imaginatif. La souffrance psychique est, elle est sans mot, mais elle ne va pas sans dire. En soi elle n’a rien de pathologique. Elle ne le devient que lorsqu’un clinicien en inscrit les manifestations observées dans une sémiologie psychopathologique développée par des experts sur la base de conventions. Les sémiologies médico-psychiatriques mettent les cliniciens sur la pente glissante de réifier ces entités cliniques construites et, sur le plan traitement, de faire taire le sujet, voire de l’abolir, pour ne se centrer que sur les traitements agissant soit sur de supposées causes organiques, soit agissant sur le
syndrome lui-même par médication et/ou thérapies cognitivo-comportementalistes (TCC).

La science objectivante exclut donc le sujet de la souffrance psychique des entités psychopathologiques construites, dont le TDAH. Tout le système de santé mentale dispensateur de soins, tous les services éducatifs et sociaux requérants un diagnostic, les assureurs dictant leurs conditions de remboursement de prestations, justifient leurs actes par des outils diagnostiques, principalement le DSM-5, dont le statut épistémologique est douteux, dont les
qualités métriques de validité et de fiabilité sont sujets à caution, dont les conditions d’utilisation sont subjectives et interprétatives, dont les effets de stigmatisation sociale ne sont pas sans laisser à réfléchir.

À point tel que le Conseil supérieur de la santé belge a publié en juin 2019 (www.css-hgr.be, avis 9360DSM) un avis qui se concluait ainsi : « sur le plan organisationnel, nous conseillons de ne pas faire des catégories du DSM un élément central de l’aménagement des soins. Nous conseillons aussi de ne pas organiser la prévention des plaintes psychiques et la promotion de la vigilance à la santé mentale dans une perspective essentialisante et médicalisante. » La Belgique est, à notre connaissance, le premier pays occidental à émettre un avis aussi clair concernant l’utilisation du DSM. Il y a bien ici et là en Occident des regroupements de cliniciens qui dénoncent ces outils de la science objectivante qui réifient, médicalisent et pathologisent la souffrance psychique. Non pas que ces outils n’aient pas leur utilité d’efficacité pragmatique mais par la nature-même de leur régime épistémique ils produisent un déchet dont la science
objectivante ne veut rien savoir : le sujet.

« Vos symptômes en soi ne m’intéressent pas », pourrions-nous laisser entendre à celle, à celui qui souffre et pour contrer l’effet délétère de la science objectivante, « parlez-nous, je vous écoute! »

Robert Pelletier, psychanalyste, psychologue,
Chargé d’encadrement (psychopathologie) à TÉLUQ

Texte soumis le 24 octobre 2019 pour la page Idées du Devoir :
« Vous trouverez en attaché une proposition d'article pour la page Idées du Devoir. Cet article est une réaction au contenu de la table ronde tenue dans le cadre du magazine radiophonique
Pénélope de Radio-Canada jeudi le 24 octobre 2019. Nous désirons faire entendre une autre voix dans l'abord de la souffrance psychique qui se terre sous l'acronyme TDAH. »

La psychanalyse exclue de la cité

La psychanalyse exclue de la cité

Les membres du Séminaire Inter- Universitaire Européen d’Enseignement et

de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse ont été choqués par une
tribune parue sur le site de L’Obs. Ils réagissent.

Par L'Obs
Publié le 01 novembre 2019 à 10h45

Dans une tribune parue le 22 octobre dernier – « Pourquoi les psychanalystes doivent être exclus des tribunaux » – il est appelé, plus généralement, à ce que la psychanalyse soit désormais bannie de la
cité. Et il est également requis que ne soient plus recrutés dans les universités d’enseignants-chercheurs déclarant se référer à celle-ci.
Ce discours n’est pas nouveau. Il correspond à un procédé déjà utilisé en 2004 lors de la publication d’un rapport sur l’évaluation des psychothérapies, lequel avait été le support d’une demande d’éviction de la psychanalyse en tous points similaire. (Précisons pour ceux qui l’ignoreraient que les biais méthodologiques grossiers de ce rapport ont aussitôt été démontrés et ses conclusions – si tant est qu’elles aient pu justifier quoi que ce soit – depuis longtemps rejetées, y compris par ce
que mettent en lumière les études les plus récentes.)
Un procédé également utilisé en attribuant régulièrement aux psychanalystes des discours et des positions ineptes (entre autres à propos de l’autisme), positions qui ne sont pas les leurs et n’ont pour
autre fonction que celle de les stigmatiser. 
Et un procédé, enfin, employé au nom d’une autorité scientifique que certains croient être seuls à détenir, laquelle leur donnerait le droit de manier l’injure et le mépris (« obscurantisme », « sectarisme », « leur diplôme – quand ils en ont ») envers ceux dont ils méconnaissent pourtant si manifestement les travaux.

Que répondre ? Que ce discours et ce procédé, qui se donnent la science pour caution, sont tout sauf scientifiques puisqu’ils ne cherchent pas le débat mais instruisent un procès idéologique aux forts
relents d’inquisition. Puisqu’ils cherchent simplement à condamner, à exclure et à obtenir ce qu’il faut bien appeler une forme d’épuration.
Puisqu’ils ne sont, en définitive, qu’injures à la pensée et à la raison. 
Comment se fait-il que l’on puisse s’en faire le relai ? Est-ce là un signe des temps ? Le signe que l’on peut désormais confondre impunément opinion et réflexion, propos idéologique et rigueur scientifique ?
Et de quelle haine profonde tout ceci est-il la marque ? Celle-ci a déjà été maintes fois explorée, n’y revenons pas. Sinon pour souligner que chaque retour du discours qui la met en scène est également l’indice d’un enjeu précis. Dans le cas présent, celui des actuelles élections et nominations au Conseil National des Universités (CNU). Enjeu scientifique, alors ? Non, hélas. Et, à vrai dire, même pas politique non plus. Enjeu purement tactique, tout simplement...

Cette dimension n’est pas la bonne, évidemment. Il importe de ne pas s’y laisser piéger. De ne pas accepter que des questions sociales essentielles se voient ainsi réduites à de pures manœuvres de pouvoir. Invoquer le devoir moral, comme il est fait dans cette tribune, doit avoir ce corollaire : respecter soi-même une certaine éthique. En l’occurrence, ne pas appeler inconsidérément à une chasse aux sorcières là où la modestie s’impose, là où la diversité des savoirs et des pratiques constitue pour chacun, patients, familles et proches, la meilleure garantie de soins ou d’expertises.
S’ériger en gardien de la science et de la santé implique en retour que l’on n’ignore pas le devoir de réserve auquel on est tenu par ses fonctions. Que l’on ne se fasse pas à la fois juge et partie. Et que l’on ne prêche pas aussi légèrement l’excommunication.

C’est ce que veut faire entendre le Séminaire Inter-Universitaire Européen d’Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUEERPP) – association regroupant plus de deux
cents Professeurs et Maîtres de Conférences en psychopathologie et psychologie clinique répartis, en France seule, dans quinze universités.
Pour le SIUEERPP, sont ici signataires les membres de son Bureau, ainsi que quelques uns de ses autres membres réunis en conseil élargi. 

Bureau :
Alain Abelhauser, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique), ancien vice-président de l’université Rennes 2, président du
SIUEERPP ;
Christine Arbisio, Maîtresse de conférences (psychopathologie et
psychologie clinique), chargée de mission « Bien-être au travail » de
l’université Paris 13 ;
Anne Brun, Professeure des Universités, (psychologie clinique et
psychopathologie), directrice du Centre de Recherche en
Psychopathologie et Psychologie Clinique, université Lumière Lyon 2 ;
Danièle Brun, Professeure émérite des Universités (psychopathologie
clinique), ancienne directrice du Centre de recherches « Psychanalyse
et Médecine » (EA 3522), université Paris 7 ;
Albert Ciccone, Professeur des Universités, (psychologie clinique et
psychopathologie), université Lumière Lyon 2 ;
Roland Gori, Professeur Honoraire des Universités (psychopathologie
clinique – Aix-Marseille université), président d’honneur du
SIUEERPP ;
Mohammed Ham, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique – université Nice-Sofia Antipolis), secrétaire général du
SIUEERPP ;
François Pommier, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique – université Paris-Nanterre), ancien vice-président de la tion
du CNU ;
René Roussillon, Professeur émérite des Universités (psychologie
clinique et psychopathologie), ancien directeur du Centre de
Recherche en Psychopathologie et Psychologie Clinique, université
Lumière Lyon 2 ;
André Sirota, Professeur émérite des Universités (psychopathologie
sociale clinique – université Paris-Nanterre), ancien secrétaire
général du SIUEERPP ;
Alain Vanier, Professeur émérite des Universités (psychopathologie
clinique), ancien directeur du Centre de recherches « Psychanalyse,
Médecine et Société » (EA 3522), université Paris 7.

Sidi Askofaré, Professeur des Universités (psychologie clinique),
université de Toulouse-Le Mirail ;
Marie-Frédérique Bacqué, Professeure des Universités (psychologie et
psychopathologie cliniques), Directrice de l’EA 3071 « SuLiSoM »,
université de Strasbourg ;
Céline Barriol, Maitresse de conférences (psychopathologie clinique),
université Nice-Sofia Antipolis ;
Michèle Benhaim, Professeure des Universités (psychopathologie
clinique), Aix-Marseille université ;
Jacques Cabassut, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique), université Nice-Sofia Antipolis ;
Jean-Yves Chagnon, Professeur des Universités (psychologie clinique
et psychopathologie), université Paris 13 ;
Jessica Choukroun-Schenowitz, Maitresse de conférences
(psychopathologie clinique), université Nice-Sofia Antipolis ;
Laurent Combres, Maître de conférences (psychologie clinique),
université de Toulouse-Le Mirail ;
Laurence Croix, Maitresse de conférences, sciences psychologiques et
sciences de l’éducation, université Paris-Nanterre ;
Vincent Estellon, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique), université Paul Valéry – Montpellier 3 ;
Jean-Luc Gaspard, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique), université Rennes 2 ;
Marie-José Grihom, Professeure des Universités (psychologie clinique
et pathologique), directrice du Laboratoire Caps, université de
Poitiers ;
Michel Grollier, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique), directeur de l’Unité Multi-sites de Recherches «
Psychopathologie, nouveaux symptômes et lien social », université
Rennes 2 ;
Lyasmine Kessaci, Maîtresse de conférences (psychopathologie
clinique), université de Bretagne Occidentale, Brest ;
Dimitra Laimou, Maîtresse de conférences (psychologie clinique),
université de Picardie Jules-Verne ;
Alexandre Lévy, Maître de conférences (psychopathologie clinique),
université Catholique de l’Ouest ;
Pascale Macary-Garipuy, Professeure des Universités (études
psychanalytiques), université Paul Valéry – Montpellier 3 ;
Jean-Claude Maleval, Professeur émérite des Universités
(psychopathologie clinique), université Rennes 2 ;
Jean-Baptiste Marchand, Maître de conférences (psychologie
clinique), université de Caen Normandie ;
Patrick Martin-Mattera, Professeur des Universités
(psychopathologie clinique), université Catholique de l’Ouest ;
Céline Masson, Professeure des Universités (psychopathologie
clinique), référent « Racisme et antisémitisme » à l’université de
Picardie Jules-Verne ;
Denis Mellier, Professeur des Universités (psychologie clinique et
psychopathologie), directeur du Laboratoire de psychologie
(EA3188), université de Bourgogne Franche-Comté ;
Claire Metz, Maîtresse de conférences HDR (psychologie et
psychopathologie cliniques), université de Strasbourg ;
Élise Pelladeau, Maîtresse de conférences (psychologie clinique),
université de Poitiers ;
Pascale Peretti, Maitresse de conférences (psychopathologie clinique),
université Catholique de l’Ouest ;
Rémy Potier, Maître de conférences HDR (psychopathologie clinique),
université de Paris ;
Olivier Putois, Maître de conférences (psychologie et
psychopathologie cliniques), université de Strasbourg ;
Magali Ravit, Professeure des Universités (psychologie clinique et
pathologique – université Lumière Lyon 2), expert près la Cour
d’Appel de Lyon ;
Marjorie Roques, Maîtresse de conférences (psychologie clinique),
université de Caen Normandie ;
Ouriel Rosenblum, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique), université de Paris) ;
Marie-Jean Sauret, Professeur émérite des Universités (psychologie
clinique, université de Toulouse-Le Mirail) ;
Anne Thévenot, Professeure des Universités (psychologie et
psychopathologie cliniques), vice-doyenne de la Faculté de
psychologie, université de Strasbourg ;
Giorgia Tiscini, Maîtresse de conférences (psychopathologie clinique),
université Rennes 2 ;
Yohan Trichet, Professeur des Universités (psychopathologie
clinique), université Rennes 2 ;
Sarah Troubé, Maitresse de conférences (psychopathologie clinique),
université Nice-Sofia Antipolis.